Quand Fotolia joue la provoc’ !
Un collègue m’alerte sur la pub Fotolia dans le magazine SVM de cet été (SVM n°283 – Juillet/Août2009). A savoir pour ceux qui ne connaissent pas Fotolia que c’est un peu le discount de la photo… avec ses revers ! Allez seulement ici vous en rendre compte par vous-même : http://www.graphiline.com/article/11793/Mise-en-garde-sur-les-photos-de-presse
Foutage de gueule ! Et des photographes, ils en sauvent combien ?
Erotisme, Pornographie et Art contemporain.
Parenthèse photographique aujourd’hui. Mon photoblog est très en retard et pour cause : je suis débordée de travail et mes priorités sont de satisfaire mes prestataires et mes besoins vitaux (se nourrir et dormir quand quelques heures de répit me le permettent).
Passionnée du monde de l’Art et sensible à son évolution, je ne peux pas rester silencieuse devant le rebondissement de cette affaire (apparemment ridicule mais symptomatique de l’état de notre société) pour laquelle à l’époque je m’étais déjà battue aux côtés de la galerie lyonnaise “Le Réverbère”.
Voici donc deux articles ci-dessous qui résument parfaitement la situation et le remarquable texte analytique de M. Olivier Blanckart pour que nous restions vigilants et concernés.
- Les concepteurs de l’exposition “Présumés innocents” renvoyés en correctionnelle
LE MONDE | 24.06.09
http://www.lemonde.fr/culture/article/2009/06/24/les-concepteurs-de-l-exposition-presumes-innocents-renvoyes-en-correctionnelle_1210788_3246.html
- « Tout cela est absurde »
Marie-Laure Bernadac, à l’origine de l’exposition organisée à Bordeaux, témoigne de son incompréhension.
SUD OUEST TOUTES ED. | 24.06.09
http://www.sudouest.com/accueil/actualite/france/article/629675/mil/4698983.html
N’hésitez pas à diffuser sans modération !

A lire absolument : Dominique BAQUE – Mauvais genres -Erotisme, Pornographie et Art contemporain.
Texte analytique de Olivier BLANCKART – Sculpteur
PRESUMES JUSTICIABLES
L’art contemporain et la ville de Bordeaux vont donc avoir leur « procès du singe ». En effet, après dix années de réflexion, le juge Croizier et la juge Billaud persistent, et signent, malgré l’avis contraire du Parquet, le renvoi en correctionnelle de l’ancien directeur des musée de Bordeaux et de deux commissaires d’exposition de réputation internationale, pour diffusion d’images pornograghiques « susceptibles d’avoir été percues par des mineurs », sans que l’enquête ait pu apporter la moindre preuve de ces allégations.
Ceux qui se sont intéressés au dossier, mais aussi les connaisseurs du droit, de la jurisprudence et les militants des libertés ont cependant de sérieuses raisons de ne pas être trop pessimistes sur l’issue
finale du procès, tant l’affaire paraît grossièrement ficelée d’un point de vue juridique.
Il n’empêche : depuis presque dix ans c’est le supplice de la goutte d’eau, non seulement pour les trois personnes mises en cause mais aussi pour le milieu de l’art français. Or soyons clair : c’est le but
recherché. Et plus l’affaire durera plus ce sera destructeur.
C’est pour cela qu’un éventuel appel du Parquet contre l’ordonnance de renvoi — pour fondé qu’il pourrait sembler d’un point de vue judiciaire — pourrait aussi se révéler un piège politique car il
aboutirait à prolonger encore plus longtemps le supplice chinois des mis en examen. Quelque chose comme l’application indéfinie d’une peine d’indignité sociale préventive.
Car les croisés autoproclamés de « l’anti-pédopornographie » le savent pertinemment : jamais les articles 227-23 et 227-24 du Code pénal n’ont visé la répression d’expositions culturelles. C’est ce qu’un procès démontrerait inéluctablement et c’est précisément pour cela qu’il fallait retarder le plus longtemps possible la tenue d’une
audience publique qui règlerait le cas une fois pour toutes.
Pour tenter de comprendre ce qui se joue en coulisses de cette affaire qui présente plus d’une bizzarerie provinciale – pour ne pas dire bordelaise -, on peut d’abord relever avec quelle coïncidence l’ordonnance de renvoi a été rendue : un remaniement ministériel qui voit l’éviction d’une ministre arabe et impopulaire — mais magistrate — et son remplacement par une ancienne chef de la police, de l’armée et du RPR.
Pour tenter de comprendre ce qui se joue en coulisses de cette affaire, dans laquelle — fait exceptionnel — on voit des juges d’instruction passer outre les conclusions du Parquet, il faut ensuite rappeler que la personne qui avait initialement déposé plainte s’est désistée du procès depuis longtemps, et que seule reste en lice La Mouette, une association de victimes basée à Agen, et animée par une certaine Annie Gourgue, gendarme volontaire réserviste, et qui s’est très récemment indignée du fait que deux homos pussent vivre ensemble dans une même cellule à la prison de Villeneuve sur Lot : « Ce sont des gens à qui on permet une vie sexuelle épanouie. Comment voulez- vous que les victimes et les familles puissent être apaisées ? » laissant ainsi sous-entendre implicitement, à la lire, que les deux détenus en question, puisqu’ils sont gays, sont probablement aussi d’anciens criminels sexuels…
Or ce type de rapprochement n’est pas fortuit. Rappelons que lors des travaux de la commission mixte paritaire qui supervisa la révision du Livre II du nouveau Code pénal en 1992, le sénateur de droite Jolibois avait dépensé une énergie stupéfiante pour tenter de criminaliser l’autoavortement et pour faire de l’homosexualité une circonstance aggravante à l’incrimination de corruption de mineurs. Quand en juillet 1992, ce même sénateur réussit le coup législatif de transposer in extremis les articles 282-286 de l’ancien Code pénal dans les termes particulièrement discutables de l’article 227-24 du nouveau Code pénal qui sert de fondement aux poursuites actuelles, le député Gilles Millet ne s’y trompa d’ailleurs pas : il dénonça publiquement à l’Assemblée nationale un dérapage vichyssois et une démagogie inspirée de l’extême droite.
17 ans après, il semble que la situation n’ait guère évolué : les mêmes réseaux ultra qui entendent notamment faire rimer homosexualité avec criminalité et art contemporain avec décadence continuent à s’activer dans la pénombre. Il ne veulent pas le pouvoir, ils savent qu’ils n’en ont objectivement pas les moyens. Ce qu’ils visent c’est l’influence.
C’est la raison pour laquelle il ne faut pas se tromper de combat. La cause des « Présumés Innocents » n’est pas juridique, elle n’est pas artistique ou esthétique : elle est politique. Et elle oppose entre eux plusieurs clans au sein même de l’omnidroite.
Ne serait-ce que pour cette raison, les mis en cause n’ont pas à se justifier de leurs choix esthétiques, ni de leurs bonnes pratiques, car ils ont évidemment agi avec toute la légitimité publique que leur procurait leur mandat. Ils sont donc, plus que jamais, véritablement, présumés innocents.
En revanche, il faut désormais qu’un procès ait lieu pour démontrer une fois pour toutes, et de manière éclatante, que les poursuites actuelles ne sont fondées ni en substance, ni en fait, ni en droit.
Il faut désormais qu’un procès ait lieu pour démontrer que toutes poursuites engagées contre l’art et la culture sur le fondement des articles 227-23 & 24 du Code pénal résultent d’une interprétation fallacieuse du droit et dédaigneuse de la jurisprudence.
Il faut désormais qu’un procès ait lieu, également, pour éclairer d’un jour cru l’action de ces réseaux qui sous couvert de défense des enfants ou de la famille, mênent dans les marges du droit, de la politique, et des institutions de la République, une croisade idéologique aux ressorts suspects.
Il faut qu’un procès ait lieu, enfin, pour que, sur ces questions, la droite républicaine clarifie une bonne fois ses positions vis-à-vis de l’ultra-droite catholique légitimiste, dont on voit, à l’occasion de telles affaires, combien son influence est foncièrement néfaste et délétère dans le débat social.
Le maire de Bordeaux Alain Juppé fut originellement le bouttefeu politique de l’exposition « Présumé Innocents ». Mais je crois savoir qu’il a depuis tout à fait changé de position. L’ancien député puis ministre de la justice Jacques Toubon, fut en 1992 étroitement impliqué dans le processus d’élaboration du livre II du nouveau Code pénal. Mais je puis témoigner qu’il a depuis assumé toutes ses responsabilités. Notamment dans Le Monde dès 1994 pour défendre l’écrivain Jacques Henric injustement attaqué, ou très récemment, à nos côtés, à l’Ecole nationale de la Magistrature de Bordeaux, où il se livra à une décontruction juridique, sophistiquée mais implacable des interprétations fallacieuses des articles 227-23 & 24.
Il faut espérer qu’à l’horizon du procès qui s’annonce, ces deux personnalités respectées de la droite républicaine, se feront un honneur de venir dire ou redire publiquement que leur attachement à certaines valeurs morales ou sociales n’est en rien incompatible avec l’absolu respect juridique et moral de la liberté de création dans ce pays.
Nicolas CANTELOUP

Le Phare chambérien accueille Nicolas Canteloup pour un show humoristique et… musical.
La salle est comble. Les sourires et la bonne humeur au rendez-vous.
Je prends toujours autant de plaisir à photographier dans ce lieu. Chaque prestation y est nouvelle, chaque rencontre enrichissante, chaque artiste ayant son univers bien à lui.
Des jeux de lumières changeants… j’en ai donc profité pour photographier des ambiances de salle.





Cette dernière image est une spéciale dédicace pour Patrick… et son objectif ! Grrrrrrrr !!!
Les Choeurs de l’Armée Russe.

Je ne peux décrire mieux que la critique, je laisse donc la parole :
“Des voix à couper le souffle…
Un tourbillon de danses traditionnelles éclatant de couleurs,
Voilà ce que vous proposent les 50 chanteurs et danseurs des chœurs et danses de l’Armée Russe.
Un véritable enchantement pour les yeux et les oreilles,
Une troupe d’exception pour un superbe spectacle de chants, de musiques et de danses au cœur de la Russie Éternelle… “
J’ajouterai juste que la photographie n’était autorisée que lors du spectacle… hors temps de show, les danseurs et chanteurs ne veulent pas prendre la pause, ni être photographiés à leur insu… je respecte.




Légendes Celtes…
Nouvelle prestation photographique pour le Phare à Chambéry.

Devinette :
Mon premier est le fruit d’un travail commun entre production française et artistes irlandais,
Mon second met en valeur le rythme musical, la pureté de la danse et le chant traditionnel…
Mon tout est un show vibrant sur les rythmes effrénés de la musique, conjuguant la grâce de la danse et le tempo impétueux des claquettes.
Celtic Legends bien entendu !!!
Et les images pour en témoigner bien entendu !!!




Les aventures de Martine.

Martine est une Amie.
Une grande dame aussi. Elle vient de souffler ses bougies pour une ère nouvelle et avait besoin de figer son image. Bien qu’ Elle ne se fige pas. Martine, pour moi, fait partie de ces personnes qui comptent.
Vous savez… ces personnes que l’on ne voit que trop peu, mais pour lesquelles vous avez un attachement véritable et vous ressentez un plaisir profond en étant simplement en leur présence. Un bien-être, un moment de bonheur.
Martine est de ces gens-là. Ceux qui laissent une trace dans les vies. La mienne. Merci.

5éme Meeting départemental du SOC Natation à Chambéry

C’est sous le regard d’Alena POPCHANKA (marraine du meeting et nageuse de l’équipe de France) que ces jeunes sportifs ont donné le meilleur d’eux-mêmes.
Des nageurs de haut niveau… le niveau de compétition était relevé.
Une bonne ambiance et émulation a permis à tous de donner le maximum. Des souvenirs plein la tête, certains ont bien compris que “pour nager vite, ils doivent donner le meilleur d’eux même à l’entrainement” (dixit “Antoine”, l’un des nageurs).
Je découvre une discipline que je ne connaissais guère. Un esprit de compétition certes, allié au plaisir d’être ensemble. Il y a de la joie ici, des larmes et des records !




Ouistiti !!!
En ce début de printemps, les photos de classe sont au rdv…
La photographie dite “alimentaire ” me permet d’agrémenter les caisses. J’ai rencontré récemment un collègue qui ne comprenait pas mon “acharnement” à continuer cette pratique… non photographique, finalement. Certes. La technique est limitée, je ne suis pas à ce moment là, photographe mais technicienne. Je mets en pratique un savoir-faire. Créativité : zéro.
Les minces tentatives de changement de cadrage, de plans en plongée sur un groupe d’enfants ont été rejeté par les écoles qui finalement voulait du “conventionnel”. Je vais donc tâcher de contenir ma créativité pour ces quelques matinées de prises de vues, en tâchant de ne pas trop trainer la patte en me rendant dans les écoles… et de penser au futur boitier qui sera prochainement entre mes mains… ( Et toc pour le collègue !)… belle récompense de quelques matinées sans créativité !
Mais, cette pratique photographique scolaire soulève toutefois plusieurs problèmes :
1- le droit à l’image. Omniprésent. Si les parents d’élèves ne vous accordent pas le droit de photographier leur enfant, la classe ne sera pas au complet sur l’image et certains enfants se retrouvent mis de côté le temps de la photo. Ceux là sont en général à côté de moi, et c’est à eux que je confie la mission du “ouistiti”, nez rouge au milieu de la figure, afin que cette minute de gloire enfantine soit immortalisée tout de même… petit pied de nez aux parents : votre enfant n’est pas devant l’objectif, certes, mais il est bien présent ! Et combien il le restera dans l’esprit de ses petits camarades, ô combien admiratifs devant ses prouesses clownesques…
2- Les portraits individuels, ceux qui servaient à l’élaboration de trombinoscope pour l’équipe enseignante, ne sont plus autorisés. Vous pouvez photographier l’enfant dans son cadre scolaire mais non plus avec un fond neutre (type identité) car on pourra alors vous reprocher une concurrence aux photographes locaux et une dérive de la photographie scolaire… (cf circulaire ministérielle n°2003.091 du 5/06/2003)… mwouais…
Bref, comment poser des interdits toujours plus limités et limitants…
Les sourires et les ouistitis ont donc été très présents en ce début de printemps… et peut-être devrais-je exposer quelques chef d’œuvres et caricatures de la photographe à défaut de pouvoir exploiter des images…


Moh Dediouf – Portraits.

Séance de prises de vues. De l’urbain et du studio.
Ce jeune artiste a besoin de visuels. Nous avons travaillé ensemble déjà il y a quelques années… lors de nos débuts respectifs. Je crois que nous aimons mutuellement notre travail… Nous avons donc défini certains axes ensemble, et puis…. libre cours à mon imagination.
Quelques images valent mieux qu’un long discours…
Je vous laisse découvrir sa voix et son tempo : http://www.myspace.com/dediouf





Pack-Shot
| Qu’est ce qu’un pack shot ? Pour les non- pros, ce petit nom anglophone signifie la réalisation d’un plan visuel permettant l’identification d’un produit… En français, on appellera cela un plan-produit. Moins sexy, certes.
Journée Pack-shot aujourd’hui… un carton empli de produits divers et variés. Je n’ai pas vu la lumière du jour… Et dire que certains sont en train de dévaller les pistes enneigées… Grrrrrrrr…….
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