Photoblog de Caroline MOUREAUX, Photographe

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Archive for juin 2012

Noël de mai…

with one comment

Cela fait des semaines que je me prépare mais malgré quelques briefs, avant le départ, je ne sais toujours à quoi m’attendre.

Ce soir sera ma première fois… et comme toute première fois, on en a envie autant qu’on la redoute… première fois d’une scène aussi vaste, d’un stade, d’un show aussi grand, d’une foule aussi dense… J’aime beaucoup Coldplay, ce groupe a accompagné de beaux souvenirs dans ma vie, et s’ajoute alors à cette ambiguïté de joies et de peurs, un côté émotionnel que je ne maîtrise pas.

45 000 personnes attendues. Quelques murmures de ce soir là, parlent même que les 50 000 sont atteints. Je ne sais pas, je n’ai pas compté, mais la vache ! Qu’ils étaient nombreux !!!

Arrivée après quelques longues minutes (heures ?) d’attente pour atteindre le Nikaïa. Avec mon contrat en main, j’arrive comme les VIP, au pied de la salle. Classe. Une fois la paperasse effectuée, me voici avec un triangle jaune fluo collé sur le torse : l’accrédit’, le passe-magique… qui colle vachement pour la peine, (m’a tout de même bousillé mon fétiche shirt coton le bougre !)…

Il y a un énorme portail. Gigantesque. Je suis obligée de coller l’arrière de ma tête à ma nuque pour en voir le sommet… comme lorsque petite, je voulais regarder l’étoile au sommet du grand sapin de noël. C’est un peu ça d’ailleurs ce soir. Noël. Enfant, on attend ça pendant des jours, des semaines et puis lorsqu’on y est, on est à la fois surexcité et anxieux. Une joie craintive. C’est celui-ci le sentiment.

Il y a 2 premières parties où je tente de prendre en main la scène. Une scène énormissime. Difficile. Je mesure 1m56. Pile poil. La scène est à 1m60 du sol. Même en posant mon boîtier sur la scène, je ne vois pas mon viseur. Du coup, ce n’est plus du tout Noël… panne de guirlandes lumineuses et scintillantes…

Je n’ai pas le choix. Je cherche d’autres angles, prends du recul, change d’objectif, de cadrage, essaie d’apprivoiser cette lumière blanche de « stade ». Je trouve ma solution pour gagner quelques centimètres : faire un amas des câbles circulant au pied de scène pour grandir un peu. ça le fait.

21h30. Devant ce grand portail où nous sommes raccompagnés après les 3 morceaux autorisés à photographier. Nous sommes désormais plus nombreux à attendre le groupe. Nous discutons un peu. Je perfectionne un peu mon anglais (merci Louisa), et aux vues de mon souci de taille, je parle ouvertement de cette difficulté espérant un peu de compréhension et souplesse des géants. Niette. Bienvenue dans la jungle…. Le portail s’ouvre.
Nous sommes accompagnés en devant de scène. Les accréd’ sont vérifiées. Des gros bides en tee-shirt noirs nous expliquent que la zone est là ! Comment ça ? 4 m2 pour 15 photographes ? Le repérage d’avant n’a donc servi à rien… Mon tas de câbles n’est plus là : il y a un guguss qui a pour job le démélage de câbles ! Sûr !
Mes voisines ne sont autres que les aisselles poilues de mes collègues. Chouette.
Même pas grave, le show va commencer et il va falloir que  je gruge, m’étire, me grandisse. J’ai 9 minutes. Pour faire mes preuves et ramener de beaux clichés à ceux qui me font confiance ce soir (petit coup de pression au passage…).

J’étais trop bien placée et les aisselles d’à côté n’ont pas aimé. Me voilà descendue niveau rdc  par une petite béquille amicale dans la cuisse. You’re welcome… Que néni, je ne suis pas venue pour tricoter un pull en laine : je suis la pro du pas de crabe ! Je reprends ma place.

Je ne vous expliquerais ni comment, ni pourquoi mais Doudou est dans le sac, et la bonne étoile avec moi. C’est devant mon objectif que Chris Martin prend son pied avec son guitariste, et danse dans un tourbillon de confettis… Le spectacle est juste fabuleux.

La prod a distribué des bracelets de couleurs lumineux à tous les spectateurs. Ces gadgets ont la particularité de s’allumer sur commande. Plusieurs coloris sont disponibles et une fois la salle plongée dans le noir, l’effet produit est saisissant. Une prairie de taches colorées fleurit aux pieds des musiciens. De quoi réaliser de jolies images d’ambiance…

9 minutes de combat. 9 minutes de sueurs. J’ai l’impression de descendre d’un ring… exténuée. Mais j’ai dans la boîte de l’image comme je l’aime.  Difficile, complexe, granuleuse…

Place en fond de gradin. Une traversée de foule pour bibi (wahou…), une bière très fraîche, un passage de bracelet pour rentrer dans cette bulle de couleurs, et puis profitez (aussi) du spectacle.
Finalement, c’était un peu Noël ce soir.

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Written by carolinemoureaux

1 juin 2012 at 22:50